Château de Oidonck à Deinze (Gand)
Château de La Hulpe à La Hulpe
Palais des Princes-Evêques à Liège

ARCHIVES

2001

RENCONTRE ENTRE UN CHEF D'OEUVRE DE L'OPÉRA
ET NOTRE PATRIMOINE ARCHITECTURAL



28, 29 et 30 juin
 Château d'Oidonk
Deinze (Gand)

22 au 26 août
Château
de La hulpe

30, 31 août
et 1er septembre
Palais des Princes-Evêques à Liège
RIGOLETTO  -  Opéra de Giuseppe Verdi 

Direction musicale : Patrick Davin 
(
28, 29 juin, 22, 23, 24, 31 août, 1er septembre) en tandem avec 
Eric Lederhandler
(30 juin, 25, 26, 30 août)
Mise en scène et lumières :  
Jean-Philippe DELAVAULT
(F)
Scénographie et costumes : 
Carine GOTTSCHALK
(D)
Chorégraphie :  Martine HEBETTE (B)
Régie lumières : Jean SEBASTTONI (B)

Orchestre «Nuove Musiche» (52 musiciens), 
fondé et dirigé par Eric Lederhandler
Choeur «Vocaal Collectief», un choeur de 16 hommes, préparé par Jaak Grégoor et chorégraphié par Martine Hébette. 

Maquillages et perruques : Jean-Pierre FINOTTO (B)
Régie générale : Vincent DUJARDIN (B)
Régie de plateau : Catherine BOTTU (B)

La distribution comprend un subtil mélange de jeunes talents et de solistes internationaux, avec dans les rôles principaux  : 
- Rigoletto (baryton) :  Werner Van Mechelen* Stephen Salters** 
- Gilda (soprano) : Olga Pasichnyk * et Marisol Montalvo**  
- Duc de Mantoue : Bradley Daley* et John Bellemmer** 
- Maddalena / Giovanna / Comtesse / Beata Morawska  
-
Sparafucille / Comte de Monterone / Shadi Torbey (B) 
- Marullo : Thierry Vallier (B)
- Borsa :  Claudio Lo Presti (B)
Le Comte de Ceprano : Jean-Marie Leenaerts (B)
* 29 juin / 22, 24, 26, 30 août et 1er septembre
** 28, 30 juin / 23, 25, 31 août

Direction technique : Herman SCHMIT (B)
Direction artistique : Martine DUMONT-MERGEAY (B)
Délégué de production : Thierry VALLIER (B)
Direction Générale : Cédric MONNOYE (B)


Rigoletto, une révolution de la forme
Mis en scène pour la circonstance, ce chef d'oeuvre de Giuseppe Verdi, conjugué à la féerie lumineuse, à la magie du plein air et à la beauté des lieux, séduira les mélomanes. 

Verdi, le dramaturge.
Trop souvent présenté comme un musicien spontané, issu du terroir et guidé par sa bonne étoile, Verdi était en fait un véritable stratège dans l'organisation de son art et de sa carrière, un homme d'une intelligence aiguë, d'un esprit ouvert et d'une grande culture. Pour lui, l'opéra devait impérativement s'appuyer sur du bon théâtre, sur un texte de valeur, sur des sentiments forts. En choisissant des auteurs comme Schiller, Shakespeare ou Victor Hugo, il ne s'est pas démenti.
C'est sous le titre Le roi s'amuse, que la pièce de Victor Hugo avait été présentée au public parisien, en 1832, provoquant le scandale et récoltant l 'échec : le gouvernement de Louis-Philippe, choqué par une « immoralité inacceptable », refusait qu'un roi de France (François Ier) fût présenté comme un horrible libertin, surtout sous la plume d'un auteur affiché républicain. Faut-il voir dans ces circonstances controversées l'élément qui suscita chez Verdi l'envie de reprendre le sujet ? Lui et son librettiste Piave avaient, eux aussi, subi la censure, l'Italie était en pleine effervescence politique, le sujet développé dans Le Roi s'amuse réunissait de façon idéale le drame psychologique individuel et la critique des puissants. En déplaçant l'action depuis la cour du roi de France jusqu'à celle du duc de Mantoue, Verdi - qui s'impliquait toujours activement dans l'écriture du livret - et Piave réussirent à calmer les susceptibilités sans affadir le message.
Les noms furent changés et italianisés, Triboulet, le célèbre bouffon de François Ier , se transforma en Triboletto avant de devenir Rigoletto, jeu de mot sur le nom du bouffon et sur le verbe rire. Le génie de Verdi fit le reste.


Nouvelle conception de la voix
L'écoute de Rigoletto révèle combien, chez Verdi, c'est le théâtre qui guide la musique. Premier des opéras formant avec La Traviata et Il Trovatore la fameuse « trilogie populaire », il se situe au point d'équilibre idéal entre la tradition italienne du bel canto et les forces novatrices qui conduiront aux chefs d'oeuvre ultérieurs comme Don Carlos ou Otello.
Le « beau chant » est encore central, mais débarrassé des ornementations qu'affectionnaient Rossini et Donizetti. La virtuosité est entièrement soumise à l'expression dramatique et rejoint ainsi la spontanéité du théâtre parlé, paré de toute la richesse de la voix chantée ; dans certains cas, c'est même à l'orchestre qu'est confiée la mélodie et c'est la voix - proche alors du « stile parlante » - qui est en charge de la conduite dramatique.
Originalité certaine, Verdi réduit le rôle des airs solistes - cinq  en tout - pour privilégier les duos et les ensembles (il déclara même qu'il avait pensé Rigoletto comme un enchaînement ininterrompu de duos) et rejoindre cette volonté qui hantait les compositeurs du début du XIXe siècle d'unir plus intensément le drame et la musique. Au-delà des duos, son opéra contient des ensembles exceptionnels de verve et de vie - notamment au premier acte - et un quatuor entré dans la légende, celui rassemblant Rigoletto, Maddalena, le Duc et Gilda, dans l'Acte III. Lorsque Rigoletto fut présenté à Paris, Hugo s'inclina devant cette prodigieuse réussite dramatique que « seul l'opéra peut réussir et qui est interdite au théâtre. »
Enfin, dans le traitement de l'orchestre, Verdi opère une libération comparable à celle pratiquée dans le chant : la texture sonore est devenue plus souple, plus malléable et dès lors plus expressive, et c'est par l'introduction de nuances, de couleurs, de transparences - et non par une augmentation des effectifs ou par la puissance sonore - que l'orchestre atteint sa force dramatique et son pouvoir de conviction.

Martine Dumont Merjay

Infos et réservations : 070 / 222 007

2002


Opéra en plein air


22, 23, 24 août
Palais des Princes-Evêques
à Liège

 28 août
> 1er septembre
Château
de La hulpe

 5 au 7 septembre
 Château d'Ooidonk
Deinze (Gand)

DON GIOVANNI -  Opéra de Mozart 
Mise en scène de Gérard Corbiau
Direction musicale : Jérôme Pillement
Costumes : Olivier Beriot
Décors : Hubert Pouille

Infos :  02/346.93.93 ou 070/22.20.07 
 
Prix des places :
adultes : 25 - 30 - 35 €
VIP : 45 € (parking réservé, coktail avant le spectacle et place de premier choix)

Infos & réservations :
070 / 222 007

Production IDEE FIXE asbl


LIEUX :
Le Château d'Ooidonk (Deinze)
Situé à la périphérie gantoise, ce vaste château, datant du Moyen Âge, occupe une position stratégique sur la Lys. Le grand domaine qui l'entoure marie avec bonheur jardins à la française, prairies, longues allées de tilleuls et de chênes séculaires. Marqué par l'influence espagnole du XVIème siècle, Ooidonk se présente comme l'hôte rêvé de «Rigoletto», lui offrant une scène empreinte de magie et de somptuosité.


Le Château de La Hulpe
Perle du patrimoine architectural de la Province du Brabant Wallon, le château de La Hulpe se dresse avec tenue et fierté dans son écrin de verdure. Facile d'accès et synonyme de prestige, ce vaste domaine situé à la périphérie bruxelloise constitue un décor de toute beauté pour la présentation d'un opéra, mettant à son service sa dimension esthétique et
son passé musical.


Le Palais des Princes-EvÊques (Liège) 
Poumon et emblème d'une région, le Palais des Princes-Evêques se tient majestueusement en plein cour de la ville. Le prestige et l'exceptionnelle beauté de sa cour intérieure sont autant d'arguments à l'organisation dans ce lieu d'un spectacle d'opéra.



 
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